Union des Groupes Folkloriques de l'Hérault
 
 

 Présentation

Saint-Gervais est niché au creux de la verdoyante vallée de la Mare, dans un site vallonné.
Les hêtraies et les châtaigneraies côtoient la lande des sommets où genêts, fougères et bruyères de pourpre créent de délicates symphonies de jaune, brun ou violet.
Cette petite cité cévenole, porte du Parc Naturel Régional du Haut-Langedoc était jadis une agglomération industrielle et agricole de 3000 habitants.
Déambuler dans les vieilles rues de Saint-Gervais...
C'est partir à la découverte de son histoire : Boutiques, façade à encorbellement, entrées de porte datant de plusieurs siècles, sculptées sur bois, ou surmontées d'originaux écussons ; demeures cossues qu'habitaient notables et riches commerçants, mais aussi, l'église paroissiale, avec son clocher roman et son entrée de style gothique.

 Un peu d'histoire...

C'est en l'an 966, que l’église de St-Gervais est mentionnée dans l'histoire de France pour la première fois ; elle appartenait aux Vicomtes de Narbonne.
Propriété tour à tour du chapitre de Sainte-Cécile, puis des Evêques d'Albi, elle est devenu au début du Xème siècle un bien de l'abbaye de Villemagne, avant de passer aux mains du Seigneur de Boussagues.
Par alliance des maisons de Boussagues et de Clermont-Lodève, Saint-Gervais passa aux Seigneurs de Clermont vers le milieu du XIVème siècle.
Avec sa population laborieuse, dirigée par des riches Seigneurs, Saint-Gervais vécut à l'abri de la Révolution et demeurât une petite ville royaliste et cléricale, pendant que le chant révolutionnaire s'élevait partout en France.
Le XIXème siècle enrichit Saint-Gervais, grâce à l’exploitation de ses houillères, dont, hélas, l'extraction cessa en 1950.

 L'économie traditionnelle

Pendant des siècles, le châtaignier, arbre symbolique de cette région a fait la prospérité de Saint-Gervais.
La vente des fruits et des produits dérivés de cette arbre , faisaient non seulement vivre la région, mais étaient à l'origine de marchés bruyants et colorés qui animaient le bourg les jours de foire.
Aujourd'hui, les marchés aux châtaignes et châtaignons, se sont tus ; les châtaigneraies sont abandonnées victimes de maladies : l'encre et le chancre.
Les troupeaux de moutons qui broutaient l’herbe des châtaigneraies se sont eux aussi fait rares.
Seule, persiste une maigre industrie, dérivée du châtaignier en taillis, qui sert à la fabrication de tuteurs vendus dans la plaine viticole pour soutenir les jeunes plants de vigne.
La lutte biologique contre ces deux fléaux, engendrera-t-elle le renouveau de Saint-Gervais et de sa région?

 Découverte

Eglise mentionnée en 966. Dévastée par les protestants au 16ème.
Menhir christianisé du col de la Pierre Plantée.
Oppidium romain : Roumégous.
Oppidium gaulois : Camp de Massal.
Tombes à lauzes : cimetière de Rongas.

Ruines de l'ancien village et du château.
Vieilles rues. Maisons 1593, 16ème, 17ème. Maison aux Nières 1605.
Beau pont à bec.
Eglise : clocher roman 12ème à deux étages.
Ruine de l'ancienne église de Neyran 12ème avec son beau clocher et du château attenant.
Chapelle de N.-D.-de Lorette en partie 15ème dite N.-D.-du-Buis.
Petite chapelle St-Barthélémy 19ème dans le cimetière.
Chapelle de Rongas 18ème.
Ancienne église St-Maurice de Rongas, au milieu du cimetière.
Eglise de Mècle 19ème.
Eglise des Nières 1776.
Chapelle des pénitents, milieu 18ème.
Chapelle de Castanet-le-Bas 18ème.
Ruine de l'ancienne église St-Lauret de Féreyrolles, sans doute wisigothique. Croix à Rongas : 1729, 1753.

Musée de géologie. Maison cévenole : arts et traditions populaires.
Point de vue de cols de Très Vent et du Layrac. Rives de la Mare.
Anciennes mines de houille. Hêtres, châtaigniers.
Marché : mardi.
Foire : 24/1, 24/2, 9/6, 29/9, 30/11, 28/12.
Fête : en août.
Excursions géologiques accompagnées. Sentiers pédestres. Pêche.
Parc naturel régional du haut Languedoc. Camping. Gîtes ruraux. Artisanat traditionnel. Syndicat d'initiative.

(Extrait du Guide de l'art et de la nature - Edition Nathan).

Présentation de la ville de ST GERVAIS.